Pouzauges et le restaurant le Casse-croûte Vendéen.

Publié le par Puyfolaise85

Dans mon idée de vous faire découvrir la Vendée, je voudrais que nous fassions une halte à Pouzauges.

 

Un peu d'histoire :

 

Une implantation stratégique

Située à l'Est de la Vendée, Pouzauges est surnommée Perle ou Reine du Haut Bocage. Accrochée à flanc de collines, elle s'étire doucement en contrebas avec le quartier du Vieux Pouzauges. Son habitat semblant suspendu au relief, Pouzauges est parfaitement ancrée dans un cadre naturel, riche et plein de mystère.

Les premières traces de la ville datent du Moyen Age. Un foyer de population s'installe sur le site du Vieux Pouzauges autour d'une église consacrée à Notre-Dame (visite incontournable de la ville pour ses peintures murales). Mais la colline est rapidement repérée comme un lieu stratégique idéal pour surveiller le bocage vendéen. C'est pourquoi on coiffa son sommet d'une tour, en bois sans doute, puis en pierre, de plus en plus haute et bientôt entourée d'une enceinte. La population pu y trouver un refuge et la ville fit progressivement son apparition, les habitants s'installant sur les flancs de la colline.

Des personnages

De célèbres personnages jalonneront l'histoire médiévale de la ville. Il s'agira des seigneurs de Pouzauges en premier lieu, puis de Guillaume de Chantemerle, proche de la puissante famille poitevine des Thouars. Au tout début du XIIIe siècle, c'est Savary de Mauléon qui devient seigneur de Pouzauges. Il s'agit sans doute du plus fidèle soutien au roi d'Angleterre, Jean sans Terre, en Poitou. Le château échappe de justesse d'ailleurs à la confiscation des biens de Savary de Mauléon par le roi de France en 1233.

Puis les Thouars eux-mêmes laissent leur nom dans l'histoire de la place forte. C'est Guy de Thouars le premier qui est confirmé seigneur de Pouzauges. Il semble qu'alors Pouzauges est l'une des places stratégiques, tenues par le vicomte de Thouars contre le roi de France.

Au XVe siècle, c'est Mile II de Thouars qui figure comme seigneur de Tiffauge et de Pouzauges. La fille et unique héritière de ce dernier, Catherine de Thouars, est enlevée, et épousée par Gille de Rais en 1420. Il obtient ainsi le contrôle des deux seigneuries. Catherine se réfugie à Pouzauges et fait transformer le château défensif en résidence.

En 1440, Gille de Rais est exécuté, Catherine se remarie à Jean II de Vendôme, chevalier et vidame de Chartres. S'en suit une longue succession des seigneurs de Vendôme à Pouzauges jusqu'en 1560.

Viennent ensuite la famille Gouffier, puis les seigneurs de la Pellissonnière avant que ne soit saisi leurs biens par les révolutionnaires.

La Révolution

En janvier 1794, les colonnes de Tureau (ou colonnes infernales) sont à Pouzauges : dans le château est organisé un banquet, à l'issue duquel 32 prisonniers sont fusillés ; pour commémorer ce massacre, une colonne de granit est érigée au pied du donjon. Une grande partie de la ville est également incendiée, les moulins à vent sont rasés tout comme de très nombreuses maisons.

L'année suivante, pour forcer les Vendéens à livrer leurs armes, Hoche saisit le bétail ; une partie du troupeau est enfermé dans la grange du château.

Après les troubles, le dernier héritier de la famille Grignon rachète le château et en 1819, Charles-Louis Grignon fait don par testament de la tour de Pouzauges à son cousin Bagneux.

Le château reste dans la famille Bagneux jusqu'à sa vente en 1988 à la commune de Pouzauges. 

 

 

Source photo : Site de la ville de Pouzauges.

 

La première mention d'un château dans les textes date du XIe siècle avec le nom de Zacharie ou Achard, vassal du vicomte de Thouars, puis la lignée des Seigneurs de Pouzauges.

Après lui, de grands noms marquent l'histoire de la ville. Savary de Mauléon par exemple, plus fidèle soutien du roi d'Angleterre, Jean sans Terre, dans le Poitou.

Le château est ensuite la propriété de la puissante famille des vicomtes de Thouars. Une de ses célèbres représentantes, Catherine de Thouars, fut l'épouse de l'inquiétant Gilles de Rais. C'est d'ailleurs grâce à elle que vous pouvez admirer dans la tour, de très belles voûtes de pierre et cheminées sculptées, qu'elle fait rajouter pour rendre le donjon défensif, agréable à vivre.

Le donjon était autrefois la pièce maîtresse de tout un ensemble de fortification qui l'enserraient et le protégeaient : trois enceintes successives se développaient à flanc de colline. Il ne reste plus que la courtine principale, mais l'on devine le dessin des deux autres enceintes, dans le tracé des rues actuelles de la ville.

La courtine mesure 355 m de long et est flanquée de 12 ouvrages, principalement des tourelles pleines. Deux ouvrages pourtant se distinguent : une grosse tour ronde sur l'angle Nord-Ouest, "la tour de Bretagne", et la tour-maîtresse, ou donjon, qui domine l'entrée du château au Sud.

Le donjon est bâti sur un plan rectangulaire de type niortais, flanqué aux angles de contreforts hémicirculaires lui conférant une solidité et une puissance particulière. Il mesure aujourd'hui 26 m de haut, et ses murs font plus d'1m50 d'épaisseur.

Il a conservé des meurtrières, de très belles fenêtres à coussièges, les vestiges des hourds de bois, des latrines et la cour recèle de surprises avec la chapelle, un corps de garde ou bien encore la tour de Bretagne, ronde de 10m de diamètre et pourvue d'archère canonnière.

 

 

Source photo : Site de la ville de Pouzauges.

 

En venant de Saint Michel Mont Mercure, le visiteur est accueilli par les Moulins à Vent Jumeaux du Terrier Marteau.

Construits au XVIIIème siècle, ils sont détruits en janvier 1794 par la colonne infernale qui ravagea Pouzauges.
Rebâtis au XIXème siècle, puis abandonnés au début du XXème siècle, ils reprennent vie à partir de 1986. Ils sont entièrement rénovés, et l'on trouve aujourd'hui, dans l'un d'eux, le mécanisme complet en état de fonctionnement.

Les deux moulins atteignent 8 m de hauteur, ils sont construits en pierre et couronnés d'un toit en bois pesant 4,5 tonnes. Celui-ci est simplement posé sur le corps du moulin puisqu'il est mobile. Il peut tourner afin de diriger les ailes dont il est solidaire. Cette manoeuvre s'effectue suivant la direction du vent.

Les ailes sont constituées de quatre poutres en croix, appelées vergues ou verges, en bois de chêne, d'une longueur de 8,20 m chacune, à partir de l'axe de l'arbre. Ces ailes portent les voiles. Autrefois, les voiles étaient en chanvre. Aujourd'hui, on utilise des voiles de marine en plastique renforcé.

A l'intérieur, le mécanisme se développe sur trois niveaux, de haut en bas. Le grain est monté au 2ème étage par le biais d'un monte-sac, puis versé dans la trémie. Il s'écoule entre les deux meules qui vont l'écraser et le transformer en mouture. Celle-ci va s'écouler jusqu'à la bluterie qui, munie de tamis, va diviser la farine, la semoule et le son.

Un guide peut vous faire visiter ce moulin et vous expliciter cet ingénieux mécanisme. Un mécanisme perfectionné et personnalisé par les différents meuniers pour que s'opère la transformation du grain en farine. Une clochette, une trappe ou un régulateur de vitesse, de multiples inventions vous seront expliquées.

Ces deux moulins appartiennent à la société Fleury Michon. Grâce à une convention, la Ville se charge de leur mise en valeur.

Ils se visitent pendant l'été et offrent un lieu de détente aux visiteurs avec un panorama superbe sur le bocage.

 

Source photo : Site de la ville de Pouzauges.

 

Dans le centre-ville, découvrez l'église Saint Jacques, mélange de style roman et gothique. Construite au XIème siècle après l'implantation du château, elle accueille de plus en plus de fidèles s'installant autour des enceintes.
Progressivement la petite église romane en croix latine à nef unique devient trop étroite pour accueillir la population. On décide de reconstruire sur les mêmes fondations une église à trois vaisseaux. Elle réunit donc aujourd'hui deux époques et deux styles, qui nous permettent de comprendre et de comparer en un coup d'oeil, les grands principes structurels de l'architecture romane et de l'architecture gothique.

Elle est encore aujourd'hui coiffée d'un drapeau tricolore, en souvenir de l'arrêté préfectoral de 1793, qui ordonna l'enlèvement de la croix au profit d'un pavillon aux couleurs nationales.

Elle est en plus dotée de somptueux vitraux dont l'un nous raconte les guerres de Vendée. Vous y découvrirez aussi son orgue ainsi qu'un riche mobilier. A l'extérieur, vous pourrez vous amusez à observer les nombreux modillons sculptés de têtes humaines ou animales.

 

 

 

MODILLON : élément d'architecture sculpté et saillant employé pour soutenir une corniche. Ne pas confondre avec un CORBEAU, pierre scellée transversalement dans un mur, avec une partie saillante ouvragée, devant supporter de lourdes charges.

 

 

Source photo : Site de la ville de Pouzauges

 

En descendant, il faudra vous arrêter dans le Vieux Pouzauges qui s'est développé autour de son église Notre-Dame. Classé Monument Historique, doté d'un long choeur à chevet blanc et d'une nef en berceau, ce monument est exceptionnel par ses peintures murales datant du XIIème siècle.

Elle fait partie de ces rares églises romanes dont on a conservé les traces de polychromie, alors que l'on sait aujourd'hui que "toutes les églises étaient peintes". Vous y découvrirez des scènes de l'Ancien Testament et des textes apocryphes, ou encore des médaillons représentant les mois du calendrier... Une explication audio permanente vous permettra d'en percer les mystères.

Le dallage est également exceptionnel puisqu'il est constitué de 99 dalles funéraires provenant du cimetière voisin et dont la plupart sont encore ornées d'épitaphes et d'armoiries.

 

 

Après toutes ces visites, une petite pause pour reprendre des forces s'impose.

 

Je vous propose donc de me suivre et de nous diriger vers un restaurant familial :

 

Le Casse-croûte Vendéen.

 

Située près de la rocade de Pouzauges :

31 rue de la Mare - ZI Montifault

85700 Pouzauges

 

Tél : 02.51.61.72.80

 

Vous ne pourrez pas le râter. Un grand batiment en bois surmonté du nom du restaurant et surtout un tracteur accroché sur un mur, une belle façon de rappeler que le restaurant propose une cuisine créative, subtile mélange entre goût du terroir et goût du jour en privilégiant tout simplement la cuisine vendéenne délicieuse et surprenante.

 

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Poussez les portes et vous serez acceuilli par les patrons eux-mêmes. Souriant et pleins d'entrain, ils vous font partager leur passion. Autant dire qu'il est quand même préférable de réserver même si la capacité du restaurant est importante.


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Vous aurez le choix entre manger à l'intérieur dans un décor suprenant ; mélangeant le traditionnel et l'ancien.

 

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Ou bien en terrasse dans un décor végétal commestible. Selon ou vous serez placé vous pourrez piocher des tomates cerises à volonté. Mais soyons raisonnable, d'autant que la carte est impressionnante et les plats sont très, très copieux.

 

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La carte, elle même est originale : pliée comme une carte routière, elle présente un plan de la Vendée et de l'autre côté le menu mélangeant le patoi vendéen au français. Autant dire que le choix est difficile. Je vous laisse étudier le menu.

 

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Notre choix est fait :

 

Ce sera en entrée :

 

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Oeuf cocotte aux Saint-Jacques : oeuf, fondue de poireau, Saint-Jacques, crème, emmental râpé.

 

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Les cagouilles : Escargot vendéens "bio" au beure d'ail.

 

Pour le plat nous avons opté pour :

 

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La "baït" : onglet de boeuf (+/- 100 gr), pavé de boeuf (+/- 100 gr), bavette d'aloyau (+/- 100 gr) et nous avons choisi comme garniture des patates boulettes (il s'agit d'un écrasé de pommes de terre, de sucre et autres ingrédients dont malheureusement je ne me souviens plus. Car j'aurais adoré pouvoir refaire cet accompagnement à la maison). Et pour sauce : une crème de Roquefort.

 

Pour le dessert :

 

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Profiteroles au chocolat chaud "maison" avec parfum de glace au choix.

 

J'ai opté pour un dessert vendéen :

 

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Les minis "meuill" : millet nappé de fruits rouges, chocolat chaud et caramel.


 

Autant dire qu'après un tel festin, une deuxième visite de la ville de Pouzauges s'impose. C'est un endroit que je ne peux que vous recommander.

 

Note : C'est grâce à la gentillesse des propriétaires du restaurant que j'ai pu réaliser cet article ainsi que les photos. Ils m'ont donné leur accord sans aucun problème.

 

J'espère que cette petite balade vous aura plu et vous aura donné envie de venir en Vendée.

 

Bonne visite à toutes et tous. A bientôt pour de nouvelles destinations vendéennes, cela va de soi

Publié dans La Vendée

Commenter cet article

l'Angevine 06/08/2012 08:48


je retiens cette adresse car je passe parfois par là

Puyfolaise85 06/08/2012 12:01



C'est une bonne adresse, nous avons adoré. Et franchement l'accueil est chaleureux.



Yolande 05/08/2012 21:53


merci pour cette très très jolie ballade :)

Puyfolaise85 06/08/2012 11:59



C'est un grand plaisir pour moi d'écrire des articles qui changent des recettes


Gros bisous.



LOU 05/08/2012 18:34


merci pour toutes ces infos sur cettte region magnifique! Bonne fin de weekend,
bises
Lou

Puyfolaise85 06/08/2012 11:57



Mais de rien, j'aime le partage.


Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz



Fraizy 05/08/2012 18:22


Merci ma belle pour ce superbe partage. Cela a l'air d'être un très joli village. Bisous bisous

Puyfolaise85 06/08/2012 11:57



C'est effectivement très beau. Il va falloir ma belle que tu viennes dans le coin ;-)


Gros bisous et bonne semaine.



assia 05/08/2012 16:50


Tu finira par me donner l'envie de visiter la vendée, belles gourmandises:)Gros Bisous ma belle

Puyfolaise85 06/08/2012 11:56



C'est le but ma belle.


Gros bisous.